samedi 2 avril 2022

Commissions de Contrôle Télégraphique (CCT)

 On connaît bien les marques des Commissions de Contrôle Postal (CCP) de la guerre de 14-18...

Leurs homologues des Commissions de Contrôle Télégraphique (CCT) sont sans doute plus difficiles à trouver. Ce qui est certain, c'est qu'elles n'ont rien à faire sur du courrier postal... sauf lorsqu'elles servent à justifier du droit à la franchise militaire d'un employé de ladite commission!

En voici deux exemples:

 

CCT de NICE

1918 - carte expédiée par un interprète militaire
 

CCT d'ORAN 

1916 - "Je suis depuis Pâques mobilisé à la commission de 

contrôle de la télégraphie privée..."

 

La carte montre le bureau de poste d'Oran qui abrite 

certainement la commission.
 

mardi 22 mars 2022

Mansuétude angoumoisine

 Un affranchissement excessif (3F au lieu de 2F50) mais en même temps totalement insuffisant (valeur = 0) et qui sera pourtant finalement considéré comme bon, voilà ce que je vais vous montrer.


En Algérie française, de 1924 à 1958, les timbres-poste de France métropolitaine ne sont pas valables pour l'affranchissement du courrier.

Si un expéditeur distrait en utilise un, voici ce que ça donne normalement:

 

Le timbre-poste n'est pas oblitéré; le timbre à date est apposé à côté. La taxe est demandée (timbre T) et est perçue à l'arrivée (au double de l'affranchissement manquant).


Mais voici une carte originale:



Le timbre au type Marianne de GANDON n'est pas valable pour affranchir la carte expédiée d'ORAN par un drôle (?) de zouave, en mai 1946. Le timbre n'est pas oblitéré et la nécessité de percevoir une taxe est normalement signalée par le timbre T.

L'originalité réside dans le traitement réservé à la carte à l'arrivée à Angoulême:

le timbre T est annulé et le timbre-poste est oblitéré; aucune taxe n'est matérialisée!

Cette curieuse pratique est bien sûr non réglementaire et reste donc anecdotique.

samedi 5 février 2022

Une tradition qui perdure malgré une efficacité toute relative.

 En janvier, comme chaque année, nous avons présenté nos vœux de bonheur les plus sincères à nos proches... malgré la crise sanitaire!

Cette tradition est très ancienne; elle remonte au Moyen-Âge, voire à l'Antiquité.

L'âge d'or de la carte postale illustrée, au début du XXème siècle, a permis un essor spectaculaire des vœux épistolaires:



"Meilleurs souhaits de bonne année"... 

avec une jolie oblitération du facteur-receveur de SENNECE-LES-MACON, en date du  1er janvier 1914 !

On sait, a posteriori, que l'année n'a pas été très bonne, de même que les suivantes.

Mais cette vieille tradition permet de maintenir des liens avec nos proches et c'est d'autant plus important que l'époque est plutôt propice à l'isolement.