samedi 30 septembre 2017

Mandarin et prestidigitation.

Comment une lettre du Corps expéditionnaire de Chine embarquée à Shanghai sur l'INDUS pourra-t-elle arriver à Perpignan le 25 février 1901, alors que ce même paquebot n'atteindra Marseille que le 2 mars?



C'est à proprement parler un tour de passe-passe qui a permis cette prouesse... ou plus exactement un transbordement à l'escale de Colombo, le 10 février, sur le POLYNESIEN allant de Nouvelle-Calédonie vers Marseille où il arrivera le 24 février!

jeudi 24 août 2017

Ovale BM, boîte mobile maritime à HAIPHONG, TONKIN , en 1913.

Le Gouvernement de la Cochinchine a décidé en décembre 1880 de confier aux Messageries Maritimes l'exploitation du service colonial de SAIGON à HAIPHONG

Cette ligne a été dotée de bureaux flottants de 1890 à 1906 environ, avec timbres à date spécifiques (LIGNE DE SAIGON à HAIPHONG, HAIPHONG à SAIGON/*PAQ.FR* et PAQ/SAIGON à HAIPHONG).

Aux escales, on pouvait trouver le timbre à date ordinaire du bureau associé à une griffe PAQUEBOT:


Il semble d'ailleurs que les entrées maritimes sur cette ligne coloniale après 1906 se distinguent par la mention PAQUEBOT (dans un timbre à date spécifique à SAIGON jusque vers 1914 ou plus généralement par une griffe encadrée similaire à celle présentée ci-dessus).

J. Desrousseaux évoque un grand ovale BM utilisé à Tourane sur pli arrivés par mer; R. Salles ne parle pas de l'ovale BM sur cette ligne...

En voici pourtant un exemple:



Carte postale écrite à SAIGON le 9 mai 1913, affranchie à 10c 
(paire du 05/15c type Grasset, émis en novembre 1912), 
à destination de HANOI et mise à la boîte du vapeur.
Entrée dans le service postal le 13 mai à HAIPHONG: 
timbre à date oblitérant associé à l'ovale BM (Boîte Mobile). Arrivée à HANOI le jour-même.


Notons que le timbre ovale BM n'est plus utilisé en France à partir de janvier 1912 mais on continue à le voir aux Colonies.
(Vu en 1936 au Tonkin, selon J. Desrousseaux!)

vendredi 28 juillet 2017

Interdiction d'annuler les timbres-poste par 2 traits en croix (1941)

Lorsqu'un timbre-poste n'a pas été oblitéré au départ ou que l'oblitération est jugée trop faible, il est fréquent qu'un préposé annule ces timbres par deux traits à la plume, au crayon ou au stylo, avant la distribution.

Diverses instructions vont dans ce sens et sont bien connues.

Déjà une note dans le Bulletin Mensuel n°14 d'octobre 1919 rappelait "l'intérêt qui s'attache à l'observation scrupuleuse des dispositions de l'article 651 de l'Instruction Générale prescrivant d'annuler par deux forts traits de plume tracés en croix toute figurine mal oblitérée..."



Bien sûr, ce n'est pas une pratique qui plaît beaucoup aux philatélistes!

Voici une instruction qui l'interdit, justement suite aux "réclamations des collectionneurs":



CIRCULAIRE N°162 du 24 OCTOBRE 1941


Reste à savoir si cette circulaire départementale corse a existé dans le reste de la France (oui, vraisemblablement), si elle a été très suivie dans les faits et... jusqu'à quand?

Encore en 1946, la note Po.3 du 28 juin rappelle à propos de ces annulations au crayon:
"De telles pratiques sont irrégulières et, de plus, portent préjudice aux usagers lorsqu'il s'agit de timbres-poste pour collection."

Un grand merci à Laurent!