vendredi 22 octobre 2010

ATHIENE DAHOMEY

Le bureau d'ATHIEME, au Dahomey, est créé le 3 août 1900...

Selon la remarquable étude d'A. HURPET, parue dans le bulletin de la COLFRA (cf. Bull. N°64 page 11), il existe un timbre à date erroné avec intitulé ATHIENE, signalé par Langlois, dont l'indice de rareté est RRR ("pièce quasi introuvable, n'ayant que quelques exemplaires en circulation")

Le voici:

Je m'absente une semaine: je monte au village pour la Toussaint!
A mon retour, je publie le GRAND JEU DE NOVEMBRE qui est déjà prêt. Inutile de me supplier; il n'y aura pas de fuites...

mardi 19 octobre 2010

Lettres du régime intérieur réexpédiées à l'étranger

Lorsque de telles lettres, correctement affranchies pour leur première destination, sont réexpédiées à l'étranger, le cas le plus courant est la perception d'une taxe à l'arrivée, égale à la différence entre le tarif UPU et le tarif intérieur.

Pour bien s'en rendre compte, voici 2 lettres du même pays, de la même période tarifaire (même année) et avec le même affranchissement:



La première est primitivement adressée en Angleterre puis réexpédiée en France, d'où une simple taxe de 60c. La seconde est une lettre insuffisamment affranchie pour l'étranger, taxée comme il se doit au double de l'insuffisance, soit 1F20.


Il existe une autre possibilité pour ces lettres réexpédiées, beaucoup plus rare:
Le complément de taxe peut être payé par un représentant du destinataire, avant la réexpédition.
A titre d'exemple, voici une lettre primitivement de et pour Cannes, du 31 mars 1942, correctement affranchie à 1F50, sur laquelle un complément, pour réexpédition vers les USA, est représenté par un timbre à 2F50 oblitéré le 2 avril.


Le cas suivant est encore plus spectaculaire:

Cette lettre combine un affranchissement en timbres du Maroc et un complément de 25c sous la forme d'une semeuse apposée à Paris, pour réexpédition vers l'Allemagne, par voie terrestre (ce qui explique que la vignette Guynemer soit barrée)!

Pour finir, voici un cas plus anecdotique où le montant initial, dans le régime intérieur, est supérieur à celui d'une lettre pour l'étranger!
Il s'agit en effet d'un pneumatique de Paris pour Paris, versé au service postal pour réexpédition vers la Grèce, et qui finira d'ailleurs par revenir à Paris...
Notez au passage le timbre à date PARIS XV AN.1/PORTE DE VANVES (14E), non signalé à ma connaissance.


dimanche 17 octobre 2010

Mention "CARTE POSTALE" omise...

Sur cette carte postale illustrée d'Argentine, de 1903, affranchie à 5 centavos, la mention CARTE POSTALE n'apparaît pas alors même qu'elle est obligatoire. La carte est donc taxée comme lettre insuffisamment affranchie.







Comment a été calculée la taxe?
 J'avais naïvement pensé que le bon calcul aurait dû être le suivant:

Insuffisance: 12-5=7 ctos.
Parité: 12 ctos = 25c (base de la lettre).
           d'où 1cto = 25/12 = 2,08c.
Taxe: (7 X 2,08) X 2 = 29,16 arrondie à 30c.

Or la carte porte l'indication 0,17 portée au crayon, qui a amené une taxe de 35c.

Pour y arriver, j'ai imaginé ce calcul:

Parité: 6 ctos = 10c (base de la carte postale)
          d'où 1 cto = 10/6 = 1,66 c.
Affranchissement: 5 ctos = 1,66 X 5 = 8,33c.
Insuffisance: 25-8,33 = 16,66 arrondis à 17c.
Taxe: 17 X 2 = 34 arrondie à 35c matérialisée au moyen d'un 15c et de deux 10c ...


Mais j'avais tout faux!
C'est J-F. Estel, que je remercie, qui a corrigé ma copie:

J'avais oublié que certains pays appliquent encore à cette époque une surtaxe maritime pour des distances de plus de 300 miles marins!
C'est le cas de l'Argentine pour les lettres vers l'Europe, jusqu'en 1908: surtaxe de 3 centavos.


Voici donc (enfin) le bon calcul:

Insuffisance: 15 - 5 = 10 centavos.
Parité: 1 centavo = 25/15 = 1,66 centimes.
Insuffisance convertie: 10 X 1,66 = 16,66 centimes, arrondis à 17c.
Taxe: 17 x 2 = 34 centimes, arrondis à 35 c.


Pardon à tous ceux qui sont sujets aux migraines ou allergiques aux mathématiques!