mercredi 6 octobre 2010

Taxation pour omission d'adresse

Le 19 novembre 1892, M. GATTELLE poste une carte postale à destination de... ???
Zut! M. GATTELLE a simplement omis d'indiquer l'adresse du destinataire!

La figurine (10c. type SAGE) et les timbres à date, qui avaient été apposés avant que l'absence d'adresse ne soit remarquée, sont annulés; une mention manuscrite précise: "renvoyée à M. Gallette (sic) pour omission d'adresse".
Dès réception de la carte, l'expéditeur indique "l'adresse réelle" du destinataire et, vraisemblablement, le service postal la remet immédiatement en circulation, direction Beaune, où la carte sera taxée à 20c (paire du 10c noir, type Duval), le 21 novembre, soit le surlendemain de sa première expédition...




Calcul de la taxe:

Si la carte avait été jetée dans une boîte par M. Gattelle pour sa "deuxième" expédition, elle aurait pu être taxée comme lettre non affranchie avec déduction des 10c de l'entier ( c'était ma première idée), mais, comme M. Jack BLANC me l'a fait remarqué il y a quelques années, la mention trouvé à la boîte aurait été apposée...
Il est donc probable qu'elle ait été taxée non affranchie selon sa catégorie (carte postale), comme c'était le cas depuis le 16 avril 1892 pour tous les OPR...

Il ne faut pas perdre de vue, pour apprécier cette pièce à sa juste valeur (énorme!), qu'à cette époque, les cartes postales étaient toujours des entiers et, de ce fait, étaient rarement insuffisamment affranchies et donc taxées!

lundi 4 octobre 2010

Il était un petit navire...

"Il était un petit navire, qui n'avait jamais navigué, ohé, ohé!"

Le document suivant, à défaut d'être très maritime, est très "postal"!



















Le cachet octogonal d'entrée maritime BASTIA / LIGNE DE MARSEILLE servait pour les plis mis à la boîte des vapeurs de Marseille pour Bastia, de 1912 à 1923 selon R.SALLES (Je me souviens avoir vu une telle lettre de 1926...).

 Une utilisation en 1933 est donc plutôt tardive!
Voyons cela de plus près:



Ce courrier est en fait adressé par un facteur de Bastia, délégué syndical, à destination de la responsable de l'agence postale d'Olmeta-di-Tuda et contenant sa nouvelle carte. Il n'a donc jamais quitté la terre ferme! (ça y est, vous avez compris le titre!...)
Il s'agit donc vraisemblablement de l'utilisation exceptionnelle d'un cachet obsolète.

Quant à la "carte syndicale", il s'agit en fait de la réutilisation d'un feuillet qui présentait au public les modifications de tarifs suite à la loi du 15 juillet 1932!



Les timbres de cotisation (CGT), cerise sur le gâteau, présentent une superbe impression sur raccord!



Attention! Bientôt un nouveau grand jeu du mois, avec remise en jeu du lot précédent grâce à un geste très généreux d'un gagnant tout à la fois grand marcophile et grand seigneur (futurs gagnants, prenez-en de la graine)!

Dans mon prochain message, je vous parlerai d'un motif de taxation peu banal, retrouvant ainsi mes chères Banderoles...

samedi 2 octobre 2010

Sombre textile

Le très intéressant supplément au N° 326 des FM, traitant des comptes de points textiles, m’a amené à regarder plus attentivement un imprimé 9 Tex. , contenu dans une classique enveloppe 8 Tex. , négligemment rangé depuis des années dans une de mes nombreuses boîtes à chaussures…



Cet imprimé est prévu à l’origine pour signaler à un receveur qu’il doit faire régulariser un dossier de demande d’ouverture de compte, en lui indiquant le motif de renvoi.
Au contraire, dans le cas présent, il est adressé à un particulier pour lui indiquer que sa demande est valable, jusqu’au retour de son parent ;il est précisé que « ce Monsieur rentrant, il faudra faire une demande de changement d’intitulé en passant par l’Office du Textile… ».
Ce que ce document de septembre 1945 ne dit pas explicitement, c’est d’où cette personne devait revenir.