Affichage des articles dont le libellé est TAXES. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est TAXES. Afficher tous les articles

mercredi 16 février 2011

Carte QSL taxée

Cette carte QSL, de 1947, est partie du bureau postal militaire anglais de Bad Rothenfeld, en Allemagne (timbre à date FIELD POST OFFICE 283); les radioamateurs des armées d'occupation de la zone britannique utilisaient les indicatifs D2AA à D2XY (ici, D2DB)...

 Elle est destinée au réseau des émetteurs français à Lagny où elle est taxée comme CP ordinaire, non affranchie, dans le régime international. L'adresse est celle du radioamateur F8KZ, qui assurait le service REF jusqu'en 1938; celui-ci paie vraisemblablement la taxe, puis la carte est réexpédiée sur Paris où se trouve alors le REF, qui  réexpédie la carte en Corse, par le biais du "service QSL", lent mais gratuit (colis mensuels adressés au responsable départemental et/ou enveloppes self-adressées...).



La taxe est matérialisée au moyen d'un 10F "Chiffre-taxe" associé à un 2F "Timbre-taxe".

Je remercie les membres du Forum indépendant des collectionneurs.

Merci aussi, et surtout, à Jean-Michel,  F6AJA, sans qui cette carte serait restée un mystère pour moi!
Pour en savoir (beaucoup) plus sur ces cartes QSL, voici son site:

mercredi 9 février 2011

Combien pour 5 pf. ?... un vieux problème!

La différence de parité entre le franc et le mark est à l'origine d'un problème de taxation des cartes postales insuffisamment affranchies à 5 pf.
On trouve de telles cartes taxées à 8, 10, 13, 14 ou 15c !
(Pour en savoir plus, lire l'article de J-P. MAYEUR dans les Documents Philatéliques N°143 de 1995)

Voici quelques exemples:



J'ai retrouvé un article écrit par Henri SARTENE, dans "Le Timbre-Poste", en 1909 ; ce chroniqueur explique s'être plaint auprès de l'Administration après avoir reçu de telles cartes et avoir eu gain de cause en réclamant qu'elles ne soient taxées qu'à 10c...



jeudi 27 janvier 2011

Sous croisée de ficelle...

Les lettres du XIXème siècle entrées dans le service postal non ou mal fermées, ou bien ouvertes par erreur, ne sont souvent pas très belles, mais ont  du moins un certain charme, du fait de leur réparation règlementaire:
elles sont entourées d'une croisée de ficelle dont les extrémités, réunies, sont scellées du cachet du bureau, appliqué à la cire fine du côté opposé à l'adresse; l'état dans lequel la lettre a été trouvée est indiqué par le préposé.





Lettre non affranchie, vraisemblablement partie du Mans pour la ville même, où elle est réparée, le 28 août 1888. Mention manuscrite: "Trouvée dans cet état à la boîte. Poids constaté: 5 gr et après cachet: 7 gr 15" + signature. La lettre est ensuite réexpédiée sur Beaugé, où elle est taxée (30c pour une lettre non affranchie du 1er échelon).

Après 1892, des bandes de papier gommé remplaceront les cachets de cire...

jeudi 13 janvier 2011

Taxe pour recto divisé et... bureau "saisonnier" en 1905!

Cette carte postale d'Allemagne pour l'Angleterre, d'août 1905, a été taxée comme lettre insuffisamment affranchie (taxe au tampon de 21/2 p.) car ce pays n'acceptait pas encore le recto divisé à cette date; pas plus d'ailleurs que la France où la carte est réexpédiée et taxée à 25c.




 A propos du bureau d'arrivée, LES PETITES DALLES, il n'est peut-être pas inutile de rappeler qu'il s'agissait d'un bureau temporaire d'été ( Les bureaux saisonniers sont plus anciens qu'on pourrait l'imaginer!), qui était ouvert du 1er juin au 15 octobre.

mercredi 5 janvier 2011

Affranchissement insuffisant taxé, puis complément d'affranchissement pour l'étranger.

Je vous présente ma dernière acquisition, qui fait le lien entre mon message du 19 octobre (parlant notamment de lettres du régime intérieur réexpédiées à l'étranger avec complément d'affranchissement) et mes chères "Banderoles":



Lettre partie de l'agence postale d'IGHIL-ALI, le 9 février 1939, à destination de MAISON-CARREE, affranchie à 50c au lieu des 90c requis (tarif intérieur du 17/11/38).

Taxe à l'arrivée (le 10 février): 2 X 40c = 80c au moyen de timbres-taxe au type Duval modifié pour l'Algérie.

Le 16 février, l'affranchissement initial (50c) est complété (à la poste) par un timbre à 75c et une paire de 50c, soit au total 2F25 correspondant au tarif pour l'étranger (tarif du 01/12/38) et la lettre est réexpédiée vers l'Italie.

 Arrivée à ROME le 20 février.

vendredi 17 décembre 2010

NOEL DES ENFANTS SANS JOIE.

Une initiative de l' Est Républicain, il y a 30 ans, qui, je l' espère, aura apporté du réconfort à ces enfants...

Quant à moi, elle m'a apporté des années plus tard ce joli (bien qu'encombrant) devant de lettre:


Tarif du 01/08/1980:
5ème échelon (jusqu'à 500g): PNU à 6F30; L à 9F.

Le pli, du 15 décembre 1980, est affranchi à 6F30 comme PNU, mais l'étiquette "LETTRE" indique la volonté manifeste de l'expéditeur et fait que l'envoi est taxé comme lettre insuffisamment affranchie:

Montant de l'insuffisance (2F70) + taxe fixe de traitement (2F), soit une taxe de 4F70.
(La taxe fixe est apparue avec ce tarif du 1er août 1980)

dimanche 12 décembre 2010

VALISE DIPLOMATIQUE, quelques exemples de plis à destination de la France.

Une petite sélection de courriers par valise diplomatique, à destination de la France, qui se veut assez variée quant à l'affranchissement:

Franchise (militaire):

Lettre en FM, de MONTEVIDEO pour RENNES, 1916.



Affranchissement au moyen de timbres du pays de départ:

Carte avec timbres russes, de MOSCOU pour PARIS, 1917.


Non affranchie:

Lettre non affranchie, de CONSTANTINOPLE pour LA MADELEINE-LEZ-LILLE, 1909.
(Taxe à l'arrivée selon tarif du régime intérieur)


Affranchissement au moyen de timbres français:

Lettre avec timbre français ( tarif LSI ), de WASHINGTON pour SAN NICOLAO, en 2003.

Les trois premières pièces portent le contreseing du  Ministère des Affaires Etrangères; elles sont toutes timbrées  à Paris (apposition du timbre à date).

dimanche 21 novembre 2010

UNE TAXE ET UNE AMENDE, VOUS PARLEZ D'UNE CHANCE!

La lettre suivante faisait partie d'une chaîne du bonheur (ou chaîne de la chance):


Il fallait l'envoyer à 9 personnes, en l'affranchissant à 0,05F... puis compter 9 jours pour voir arriver une bonne fortune!

Mais la Poste veillait!

Cet envoi sous enveloppe ouverte, que l'on a voulu faire passer pour un imprimé, a été taxé au double de l'insuffisance (2 X 20 = 40c) avec une amende supplémentaire de 1F, selon l'article 7 de la loi du 29 mars 1920 (OPR en infraction).

Assez naturellement, elle a été refusée par le destinataire, plus économe que superstitieux.

L'expéditeur a quand même eu de la chance, puisqu'il n'a pas indiqué son adresse au dos de l'enveloppe!
S'il l'avait fait, il aurait reçu la lettre en retour, et peut-être les 8 autres! Ce qui l'aurait obligé à payer 12F60!

vendredi 19 novembre 2010

TIMBRES-POSTE AYANT DEJA SERVI (dossier complet)

La lettre, affranchie avec une paire de 5c Semeuse camée et un 15c Semeuse lignée, est partie de Verjon dans l'Ain, le 19/4/1920, à destination de Roissiac, par Treffort, où elle est taxée à 50c, le 20/4. Au dos, mention manuscrite "Inconnu à Roissiac par Treffort. Le facteur Tournier".
La lettre est transmise à la Direction de BOURG (cachet du 23/4)...



Le dossier comprend:

Le procès-verbal dressé à Treffort par le Receveur des Postes (Formule N°464 L):

(Document scanné en deux fois, par moitié, à cause du format... désolé!)

Le courrier adressé au Procureur de la République, par le Directeur de Bourg (Formule N°466):






Le courrier du Procureur à la gendarmerie:



Le procès-verbal de la gendarmerie, PV "de renseignements sur l'emploi de timbres-poste frauduleux" par Mlle VERNET qui déclare: "Ne me trouvant pas de timbres-poste ce jour-là, j'ai affranchi cette lettre avec un timbre à 0F15 et deux 0F05 que j'avais enlevés d'une lettre reçue de ma famille quelques jours auparavant."




La demande de renseignements adressée au Maire par le Procureur:





La convocation devant le tribunal, adressée à Mlle VERNET par l'intermédiaire du Maire:




Moralité:

Mlle Marceline Vernet, servante, 18 ans, sera condamnée à payer une amende de 40 francs...

jeudi 18 novembre 2010

Carte ayant voyagé sous enveloppe à trou (Complément)

En complément de mon message du jeudi 4 novembre, voici une autre carte sous enveloppe à trou, également taxée car non affranchie au tarif de la lettre:


Cette pièce était présentée dans le TIMBROSCOPIE de mars 1995; elle était alors estimée à 150-200F...

samedi 13 novembre 2010

Poste restante au temps des Banderoles...

Utilisés seuls pour matérialiser la taxe de poste restante, les chiffres-taxe Banderole (DUVAL), à 20c (de 1920 à 1926), 30c (de 1926 à 1942) ou 50c (de 1942 à 1944), sont très courants...

Certaines pièces sont cependant plus difficiles à trouver; en voici quelques exemples sympathiques:

* Supports particuliers:

Sur télégramme
(Notez le timbre à date METZ-CENTRAL-T. T.)



Sur avis d'arrivée d'un mandat télégraphique adressé GPR (Formule N°1431)




* Cumul de taxes, au dos d'une lettre des USA correctement affranchie et adressée poste restante, pour le retrait de 6 lettres en poste restante (dont celle-ci):


* Composition, associant une taxe pour affranchissement insuffisant à celle due pour la poste restante:


Autre exemple, avec 2 taxations (car la lettre a été réexpédiée):
à Paris tout d'abord, la taxe correspond uniquement à une insuffisance d'affranchissement; la lettre est réexpédiée en poste restante à Cannes où la taxe prend en compte l'insuffisance et les 30c dus pour le service de la poste restante:


Banderoles hors métropole:

Exemple monégasque:



Exemple algérien:


* Erreur de taxation:

Sur cette carte de Casablanca pour Paris, en avril 1923, l'affranchissement à 25c, au lieu des 10c requis pour une CP illustrée (tarif du 14 juillet 1922), aurait dû amener à taxer à 5c seulement à l'arrivée...
L'affranchissement superfétatoire n'a pas été pris en compte.:


Cette présentation n'a rien d'exhaustif; elle montre juste quelques exemples de ce que l'on peut s'amuser à rechercher...

jeudi 4 novembre 2010

Cartes postales ayant voyagé sous enveloppes à trou...

On rencontre parfois des cartes postales comme celle-ci, datant de 1908:

Elle possède les 2 caractéristiques suivantes:
- Il n'y a pas l'adresse du destinataire.
- L'oblitération n'apparaît pas complètement sur la carte.


Voici un autre exemple plus tardif, de septembre 1926:




Il s'agit en fait d'une pratique initiée, si mes souvenirs sont bons, par des collectionneurs de cartes postales qui voulaient voir leurs cartes à la fois protégées et affranchies!
Les cartes voyageaient sous enveloppes présentant un grand trou circulaire au niveau duquel apparaissait le timbre; l'adresse du destinataire était portée sur l'enveloppe.
Ces enveloppes sont appelées enveloppes-cartes-lettres ou enveloppes ajourées (selon les sources!...).
La Poste tolérait ces envois à condition qu'ils soient faits au tarif de la lettre.

Si je vous en parle aujourd'hui, c'est seulement pour le plaisir de vous montrer une de ces cartes avec son enveloppe, qui a été taxée car affranchie au tarif de la CP et non de la lettre:

Cette très belle pièce s'est vendue sur DELCAMPE il y a peu de temps...
Elle est partie à 115 euros, ce qui malheureusement était trop pour moi!



Pas encore de gagnant au jeu de novembre, mais déjà une réponse "hors concours" de Bruno...

mardi 19 octobre 2010

Lettres du régime intérieur réexpédiées à l'étranger

Lorsque de telles lettres, correctement affranchies pour leur première destination, sont réexpédiées à l'étranger, le cas le plus courant est la perception d'une taxe à l'arrivée, égale à la différence entre le tarif UPU et le tarif intérieur.

Pour bien s'en rendre compte, voici 2 lettres du même pays, de la même période tarifaire (même année) et avec le même affranchissement:



La première est primitivement adressée en Angleterre puis réexpédiée en France, d'où une simple taxe de 60c. La seconde est une lettre insuffisamment affranchie pour l'étranger, taxée comme il se doit au double de l'insuffisance, soit 1F20.


Il existe une autre possibilité pour ces lettres réexpédiées, beaucoup plus rare:
Le complément de taxe peut être payé par un représentant du destinataire, avant la réexpédition.
A titre d'exemple, voici une lettre primitivement de et pour Cannes, du 31 mars 1942, correctement affranchie à 1F50, sur laquelle un complément, pour réexpédition vers les USA, est représenté par un timbre à 2F50 oblitéré le 2 avril.


Le cas suivant est encore plus spectaculaire:

Cette lettre combine un affranchissement en timbres du Maroc et un complément de 25c sous la forme d'une semeuse apposée à Paris, pour réexpédition vers l'Allemagne, par voie terrestre (ce qui explique que la vignette Guynemer soit barrée)!

Pour finir, voici un cas plus anecdotique où le montant initial, dans le régime intérieur, est supérieur à celui d'une lettre pour l'étranger!
Il s'agit en effet d'un pneumatique de Paris pour Paris, versé au service postal pour réexpédition vers la Grèce, et qui finira d'ailleurs par revenir à Paris...
Notez au passage le timbre à date PARIS XV AN.1/PORTE DE VANVES (14E), non signalé à ma connaissance.