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vendredi 25 novembre 2016

Le juste prix!

Voici une lettre amusante:


Lettre de LANS (Isère) pour BASTIA (Corse), par avion, du 26 janvier 1942.
Affranchissement à 3F.

Ce qui est amusant, c'est de voir la différence d'interprétation entre le postier et le philatéliste:

Le premier constate une insuffisance d'affranchissement puis se ravise.

Le second voit un affranchissement superfétatoire* et note: 
"30c en trop".

Mon analyse:

La lettre est correctement affranchie à 3F pour une lettre du 3ème échelon de poids (50 à 100g), selon le récent tarif du 5 janvier courant. Le postier demande la taxation car la lettre doit être acheminée PAR AVION; la surtaxe aérienne était de 1F40 pour une lettre de 50 à 100g... Je dis "était" car elle n'existe plus à cette date (voir ici).

C'est pourquoi le postier se ravise (à moins que ce soit un de ses collègues qui corrige son erreur en cours d'acheminement).

Et notre collectionneur alors? D'où sort-il ces 30c en trop?
Il a forcément considéré que la lettre était du 2ème échelon (20 à 50g) et il ignorait ce que nous savons depuis peu: la disparition de la surtaxe aérienne entre Corse et Continent, le 16 octobre 1941!
Il calcule alors:
lettre de 20 à 50g...........................................  2F
surtaxe avion (20 à 50g)................................  70c

Effectivement, pour lui, il y a 30c en trop!

Je ne pense pas qu'on trouve facilement de telles lettres (par avion au-delà du 1er échelon) après la suppression de la surtaxe... et encore moins avant, bien sûr! 

* Bruno, j'adore ce mot!  ;-)

vendredi 5 février 2016

Pas pour le secteur postal... Rebut?

Lettre en franchise militaire de Paris, en 1915...


Griffe "PAS POUR LE SECTEUR POSTAL N°67"
 mention manuscrite "Inconnu" (Quartier Général de la Division)

Alors, REBUT?

                    No comment!

samedi 23 janvier 2016

Une particularité de la sous-commission de contrôle postal de Châlons-sur-Marne?

Le 27 mars 1917, la Section de renseignements aux armées décide de réserver les numéros 1 à 10 au contrôle des correspondances de militaires; toutes les CCP recevront ces numéros et devront les utiliser tous au cours de chaque journée, afin qu'il devienne impossible pour l'ennemi de reconstituer l'ordre de bataille.

Le temps de les recevoir, une mesure provisoire a consisté à gratter les numéros en service et à inscrire les numéros à la main "en s'efforçant de faire varier l'écriture."

On trouve ainsi, jusqu'à la fin avril, des cachets ovales "Contrôlé par l'autorité militaire" avec numéro 1 à 10 manuscrit sur des correspondances militaires...

Ceci étant rappelé, voici deux lettres qui montrent une pratique similaire pour du courrier civil!




Ces 2 lettres sont partie de la Marne, le 1er avril et le 8 mai 1917. Parmi les numéros affectés à cette époque aux officiers de la sous-commission  de contrôle postal de Châlons s/ Marne, on trouve les numéros 54 et 68.

On peut donc envisager une interprétation très particulière de l'instruction de mars 1917 par cette sous-commission...

Source:
"Le contrôle postal et télégraphique français pendant la première guerre mondiale" (J. Bourguignat, 2010)

samedi 6 juin 2015

Lettre réexpédiée?... Non, re-expédiée!

Voici une lettre de PARIS (Rue Milton), du 13 mai 1881, adressée au Marquis Giustiniani, aux bons soins de Me Mouchet chez Me Ploix, à Paris, Place de la Bourse, et affranchie comme il se doit à 15c.


La lettre est repostée le lendemain par Me Ploix qui a apposé sa griffe et adressé le courrier au Marquis à Levico, au Tyrol, avec un nouvel affranchissement à 25c (tarif UPU).

Si la lettre avait été réexpédiée, sans sortir du service postal, un simple complément de 10c aurait suffi.



La lettre passe par Trente le 16  :-)  et arrive à Levico le 17. Elle ne peut être distribuée car il n'y a pas d'indication de domicile. De tels courriers adressés à des voyageurs, comme ceux adressés en poste restante, sont conservés environ 3 mois avant d'être retournés avec la mention "Non réclamé" (normalement en français, langue officielle de l'UPU); le préposé austro-hongrois a indiqué en italien "Non domandata".

Article 722 de l'Instruction Générale de 1876, montrant les délais de garde appliqués en France. J'ignore si ils étaient exactement les mêmes pour tous les pays de l'UPU...
 
 
 

Retour à la Recette Principale de PARIS le 22 août (timbre à date de Paris Etranger).
La lettre passe à tort, le 24, par le service des REBUTS/RECLAMATIONS qui appose au verso son timbre à date et, au recto, son timbre
RETOUR/A L'ENVOYEUR/RECLAMATIONS.
 Elle aurait dû être retournée directement au bureau de la Place de la Bourse car elle porte la griffe de l'expéditeur.



Petit détail sur le plan philatélique:
Le 15c bleu du premier affranchissement semble être au sous-type II D état 1 (selon Joany) qui n'est signalé qu'à partir de mi-juin 1881...


Si c'est bien le cas, on gagne un mois sur la 1ère date connue!



Un grand merci à Doudad qui a éclairé ma lanterne sur les aspects réglementaires!

mercredi 21 janvier 2015

Amende sur cartes postales illustrées.

On rencontre parfois (rarement!) des cartes postales illustrées taxées pour insuffisance d'affranchissement, avec, en plus, une surtaxe de 1F... et ce, presque toujours à l'été 1922!


CP illustrée, Les Andelys, août 1922, pour Bordeaux.
Affranchie au tarif préférentiel de 10c au lieu des 20c de la CP ordinaire.
Taxe au double de l'insuffisance (20c) + surtaxe fixe de 1F!
(Mention manuscrite "art.7 Loi du 29 mars 1920" )
Timbre PARTI SANS LAISSER D'ADRESSE + mention équivalente, au crayon  avec indicatif du facteur... Personne ne paiera la taxe!
 
Pourquoi toujours (?) à l'été 1922?
 
Parce que la loi de 1920 ne concernait pas les cartes postales illustrées à découvert. Celles-ci ne sont ciblées qu'à partir d' un arrêté du 30 juin 1922:
 
 




Et les protestations seront telles qu'une circulaire du 25 septembre 1922 prescrit de ne plus appliquer cette amende:


Ce qui sera confirmé par l'arrêté du 9 février 1923:




D'où l'intérêt de telles pièces!

Tout ceci a été décrit par J-F. ESTEL dans un remarquable article paru dans les Documents Philatéliques du 4ème trimestre 2011, ainsi que sur son non moins remarquable site:
http://jef.estel.pagesperso-orange.fr/taxeamende.html
 


lundi 29 septembre 2014

Carte d'abonnement aux émissions de timbres-poste du Maroc.

Si j'ai bien saisi les données de cette carte, elle a été établie le 6 décembre 1947 pour un réabonnement; il y a eu une majoration de l'abonnement à la catégorie B le 10 mars 1948.
La carte sera annulée le 11 décembre 1948.


Mais le plus intéressant est le maintien de l'abonnement aux timbres de la série courante, servi à partir du 18 août 1948, qui implique la fixation d'un feuillet à l'intérieur de la carte:


Ce feuillet fait référence à une circulaire n°88-SF-Annexe 4, qui doit reprendre la note PO3 du 12/12/1946, parue en France dans le BO de janvier 1947 qui stipule:
"L'abonnement aux timbres-poste spéciaux peut, à titre facultatif, être étendu aux figurines de la série courante."

En France est créé à cette occasion un intercalaire cartonné qui est l'équivalent du présent feuillet:



Un détail me chiffonne:
"Abonnement maintenu aux timbres de la série courante."
Ce n'est pas, me semble-t-il, la même chose que:
"Abonnement étendu aux timbres de la série courante."

samedi 27 septembre 2014

Les voies du service postal sont impénétrables.

Ce devant de lettre en franchise militaire, expédiée du PARC ANNEXE D'ARTILLERIE D'AJACCIO à destination de Paris, en 1917, porte la mention manuscrite URGENT.
Et c'est ce qui m'intrigue!
Quel intérêt y avait-il à remettre ce pli au convoyeur de la ligne ferroviaire Ajaccio-Corte? Pouvait-on espérer un gain de temps par rapport à une mise en dépêche au bureau d'Ajaccio? S'agissait-il de profiter d'un départ de bateau de Bastia ou de Balagne? Ou bien le parc annexe était-il simplement près de la gare et le vaguemestre y a-t-il vu là une simple commodité?...



Comme quoi, le pli le plus banal peut être source de questionnement... et de frustration!
Merci Dado.


mercredi 12 février 2014

Question de poids...

Voici une lettre qui m'intriguait:

 
Lettre de Paris pour Caen, quand? en juin 1842!
 
Le tarif à cette époque est celui de 1828; la distance entre les 2 villes est dans la tranche 150 > 220 km, soit une taxe de 15 décimes pour un poids de 20 à moins de 25g... ou 18 décimes pour 25 à moins de 30g.
 
Ce qui me gênait, c'est que les préposés aient pu trouver un écart de 5 grammes lors de leurs pesées respectives!
 
Merci à Robert ABENSUR qui m'a donné l'explication (que Laurent Bonnefoy m'avait laissé entrevoir):
 
"Les taxateurs inscrivent toujours sur les lettres ordinaires les limites de poids du tarif. Je n’ai jamais vu d’intermédiaire. J’en ai plusieurs autres exemples. Les boites de poids fournies par la poste ne permettent pas de pesée plus exacte à cette époque. On ne leur fournit de poids que pour les limites de poids du tarif."
 
Les poids indiqués, 20 puis 25, sont donc les limites inférieures des tranches de poids.
 
Précisons que Paris timbre et taxe en bleu depuis 1822 (voir Mme Chauvet, Intro l’histoire postale avant 1849 p 163), contrairement à la province qui utilise l'encre noire.
 


jeudi 4 juillet 2013

Réponse au jeu du mois.



Le gagnant du mois est Thierry!
Il a donné la bonne réponse ici

S.E. = SECTION ECONOMIQUE

Cette fiche, dite "commerciale", a été établie par la Commission de Contrôle Postal de LONDRES, à l'occasion de la saisie de cette lettre:


La Section économique a succédé à la Section de Contrôle Télégraphique.

La CCP de Londres est une commission française, mise en place pour contrôler plus efficacement le courrier saisi en mer sur les navires neutres.

A lire absolument, pour plus d'infos:
"Le contrôle postal et télégraphique français" ( J. Bourguignat ).

jeudi 6 juin 2013

Réponse au jeu du mois.

 

Cette lettre a l'aspect caractéristique de la période de transition entre l'abandon du timbre descriptif de chargement (apposé au verso et précisant, notamment,le poids), le 16 octobre 1909, et la mise en service des étiquettes pour lettres recommandées ou chargées, le 16 novembre 1909:
pendant un mois, le poids de la lettre est inscrit au recto.

La lettre est datée du dernier jour de cette période!
(Le lendemain, les étiquettes seront utilisées et le poids ne sera plus inscrit...)

(Pour plus d'informations, lire l'article de F. Landois, dans les Feuilles Marcophiles: "La transition de l'identification des objets recommandés en 1909", FM 339-18.)

 

mardi 7 mai 2013

Lettres enregistrées sur bordereau n° 512 ter

A la fin du XIXème siècle, les usagers ayant des lettres recommandées à expédier se présentaient le plus généralement au guichet, et leur lettre était enregistrée sur un registre (n°510) par le préposé.
Si ces usagers étaient des sociétés ayant fréquemment recours à des recommandations en nombre, l'utilisation d'un carnet n°512 facilitait la tâche: inscription des lettres sur le carnet par l'usager, puis, au guichet, inscription sous un seul numéro sur le registre.

A cette époque, et plus exactement en janvier 1898, un nouveau système va être mis en place pour les usagers occasionnels d'envois multiples. C'est le bordereau n°512ter (nous ne parlons pas ici des OPR):


Il sera particulièrement utile pour les greffiers des tribunaux:




De 1898 à 1909, voici à quoi ressemblaient de telles lettres:

Le greffier du Tribunal Civil de Morlaix a expédié le même jour au moins une quarantaine de convocations (cf. les numéros d'inscription au bordereau 512ter); le guichetier lui  a donné un seul reçu (détaché de son registre 510) portant le numéro 423.
 
 
 
A partir d'octobre 1909, ces lettres auront droit à une étiquette de recommandation spécifique, avec le numéro d'inscription au bordereau imprimé,
 
 
 
celui du registre étant manuscrit...
 
... ou, très rarement, apposé au composteur (sans doute si il y a beaucoup de lettres groupées):
 
 
 
... Il peut bien sûr également être omis, comme sur cette lettre de 1916:
 

 
 
Comme le numéro imprimé n'allait que jusqu'à -10, alors que les envois étaient souvent en plus grand nombre, il n'est pas rare de voir ces numéros modifiés à la main:
 
 
 
 
Les bordereaux n°512ter disparaissent fin 1918, mais on peut encore voir des étiquettes spécifiques après cette date, sans doute utilisées pour économiser le papier?!
 
Utilisation en novembre 1924!!!
 
 
 
 
 
Je n'ai pas parlé des OPR.
Voici une étiquette de bordereau n°512 quater:
 
 
Je recherche sa petite soeur sur lettre!!!




lundi 12 mars 2012

PARIS EN FEU!... au Havre.

Voici une lettre de Paris pour les Etats-Unis, en 1939, affranchie au tarif en vigueur: 2F25 pour une lettre simple.



L'expéditeur veut que son courrier parte au plus vite. Il ajoute donc 25c (taxe de levée exceptionnelle) pour bénéficier d'un service particulier *: l' acheminement par train transatlantique, depuis un bureau spécial de la gare Saint-Lazare jusqu'à la gare maritime du Havre, en correspondance avec un paquebot en partance le jour-même...

Habituellement, ces plis portent une oblitération mécanique caractéristique:


et plus rarement le timbre à date manuel G78  (des bureaux annexes de gares) de la nomenclature de Cuny & Delwaulle:


Ces oblitérations étant toujours associées à une mention manuscrite se présentant ainsi:
S S [nom du paquebot] Le Havre [date].


Mais sur la lettre que je vous présente,  la mention S S Paris Le Havre 19 avril, portée par l'expéditeur, est  modifiée et devient S S Champlain Le Havre 20 avril; de plus, l'oblitération est faite au moyen du timbre à date manuel G225 de la nomenclature citée précédemment:





Pourquoi ces particularités?
Le FIGARO du mercredi 19 avril 1939 nous donne l'explication:




Le même quotidien confirme le lendemain que c'est bien le CHAMPLAIN qui remplacera le PARIS:



Le 19 au matin, Paris ayant été informée de l'incendie du Paris Saoul , les lettres ont certainement été mises de côté au centre de tri de la gare jusqu'à ce que l'on en sache plus, puis la mention a été modifiée pour le départ du lendemain.



* Pour en savoir plus sur ce service particulier, voici LE site de référence:
http://jef.estel.pagesperso-orange.fr/lazare.html

samedi 14 janvier 2012

Pneumatique par convoyeur-ligne.

L'expéditeur de cette lettre était-il à AUNEAU (Eure-et-Loir), ou plus près de Paris?
Je ne le sais pas. Par contre, il devait connaître les subtilités de la Poste pour que son courrier arrive vite !

Il aurait bien sûr pu se rendre au bureau le plus proche et expédier sa lettre par exprès, mais il a trouvé un moyen plus rapide et deux fois moins coûteux:

Il a confié sa lettre au courrier-convoyeur-ligne reliant Auneau à Paris, lettre affranchie au tarif des pneumatiques (en n'oubliant pas d'y porter la mention manuscrite adéquate):


La lettre est distribuée quelques heures plus tard...

vendredi 11 novembre 2011

"C'est pas moi, c'est lui!"

Je ne pense pas qu'il existe d'instruction à ce propos (?), mais on constate que les préposés préfèrent parfois rappeler qu'ils ne sont pas responsables des affranchissements superfétatoires.

En voici 3 exemples:



1/ "Affranchi par l'expéditeur"
1916: lettre de 17 grammes avec 500F de valeur déclarée.
Affranchissement superfétatoire de 5c.



2/ "Affranchissement excédentaire"
1933: avis de réception lors du dépôt.
Affranchissement superfétatoire de 25c.

Dans ces deux premiers cas, la présentation au guichet était obligatoire, ce qui explique le besoin qu'ont ressenti les préposés de signaler que l'erreur n'est pas de leur fait.
Je n'ai pas trouvé de texte pour une telle utilisation de la mention manuscrite "Affranchi par l'expéditeur" ...
La seule indication que j'ai retrouvée est celle de l'article 172 du fascicule III de l'Instruction Générale (édition de 1990), dont voici un extrait:


3/ "Trouvé à la boîte"
1957: lettre pour les USA pesant entre 5 et 10g.
Affranchissement superfétatoire de 4F.


Ce dernier cas est le plus original car le timbre "Trouvé à la boîte" devait servir pour les objets trouvés à la boîte et dont le dépôt au guichet était obligatoire. Ce n'est pas le cas ici...
On notera qu'il est apposé par le préposé ayant contrôlé l'affranchissement, puisque l'encre est la même que pour le chiffre dans un cercle.