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lundi 4 avril 2016

Connaissez-vous l'étiquette militaire?

Il ne s'agit pas là d'une question de protocole... juste un petit jeu qui rappellera mes anciennes questions mensuelles aux habitués du blog!

Saurez-vous retrouver les localités dans lesquelles ces étiquettes pour recommandés ont servi?

vendredi 5 février 2016

Pas pour le secteur postal... Rebut?

Lettre en franchise militaire de Paris, en 1915...


Griffe "PAS POUR LE SECTEUR POSTAL N°67"
 mention manuscrite "Inconnu" (Quartier Général de la Division)

Alors, REBUT?

                    No comment!

samedi 23 janvier 2016

Une particularité de la sous-commission de contrôle postal de Châlons-sur-Marne?

Le 27 mars 1917, la Section de renseignements aux armées décide de réserver les numéros 1 à 10 au contrôle des correspondances de militaires; toutes les CCP recevront ces numéros et devront les utiliser tous au cours de chaque journée, afin qu'il devienne impossible pour l'ennemi de reconstituer l'ordre de bataille.

Le temps de les recevoir, une mesure provisoire a consisté à gratter les numéros en service et à inscrire les numéros à la main "en s'efforçant de faire varier l'écriture."

On trouve ainsi, jusqu'à la fin avril, des cachets ovales "Contrôlé par l'autorité militaire" avec numéro 1 à 10 manuscrit sur des correspondances militaires...

Ceci étant rappelé, voici deux lettres qui montrent une pratique similaire pour du courrier civil!




Ces 2 lettres sont partie de la Marne, le 1er avril et le 8 mai 1917. Parmi les numéros affectés à cette époque aux officiers de la sous-commission  de contrôle postal de Châlons s/ Marne, on trouve les numéros 54 et 68.

On peut donc envisager une interprétation très particulière de l'instruction de mars 1917 par cette sous-commission...

Source:
"Le contrôle postal et télégraphique français pendant la première guerre mondiale" (J. Bourguignat, 2010)

jeudi 8 octobre 2015

Contrôle? Non, franchise!

Voici une carte que je vous présente pour le côté anecdotique qui m'a séduit:


Elle a été confiée au convoyeur-ligne de PONTARLIER à DOLE (ou déposée dans une boîte levée par celui-ci) en 1917.

Elle porte la marque violette type "Déesse assise" de la Commission de Contrôle Postal de Pontarlier qui, à cette date, n'était plus utilisée pour indiquer un contrôle par la CCP, remplacée depuis assez longtemps par la marque ovale à numéro "Ouvert par l'autorité militaire"...

La marque sert ici à justifier le droit à la franchise militaire de l'expéditeur: un sergent-fourrier affecté comme lecteur à la commission (à la table 6 du groupe B!).

Son témoignage montre qu'on y était mieux qu'au front!
"Tout me paraît fort bien. Je me plais bien. Le pays est gentil.
2 cinémas pour varier le travail. Temps de travail 8 heures à 11 h 1/2 et 2 h à 5 h 1/2. Ma femme arrive ces jours-ci."
Mais pour une telle affectation, il fallait être intelligent, instruit, discret et... soit trop âgé soit inapte pour servir dans la zone des Armées!

Pour en savoir (beaucoup) plus:
"Le contrôle postal et télégraphique français pendant la première guerre mondiale", J. Bourguignat, Bibliothèque de l'Académie de Philatélie, 2010.

samedi 26 septembre 2015

Timbre à date PARIS R. P. / SECTION MILITAIRE

Voici une lettre émanant d'un prisonnier de guerre allemand à LILLE, avec marque de censure...


... qui a été traitée à la recette principale de PARIS où a été apposé un timbre à date PARIS RP / SECTION MILITAIRE.

Le seul renseignement trouvé quant à ce cachet provient du fascicule écrit par G-P. CUNY & J-C. DELWAULLE, en 1998, sur Les timbres à date manuels de la recette principale de Paris qui nous apprend... qu'on ne sait rien!


Si quelqu'un a la moindre info...

mercredi 15 octobre 2014

JEU DU MOIS!

Si vous suivez ce blog, vous aurez remarqué que le traditionnel jeu en début de chaque mois a, comme qui dirait, bel et bien disparu...

Eh bien, pas complètement!
Il reviendra désormais selon l'humeur du oueb-masteur. Fi du carcan des dattes!


Voici donc la question du "JEU DE MAINTENANT":

En quoi cette carte est finalement plus intéressante que je ne l'ai cru de prime abord?

 
 
 
Allez, un GROS indice:
 
 
 

samedi 27 septembre 2014

Les voies du service postal sont impénétrables.

Ce devant de lettre en franchise militaire, expédiée du PARC ANNEXE D'ARTILLERIE D'AJACCIO à destination de Paris, en 1917, porte la mention manuscrite URGENT.
Et c'est ce qui m'intrigue!
Quel intérêt y avait-il à remettre ce pli au convoyeur de la ligne ferroviaire Ajaccio-Corte? Pouvait-on espérer un gain de temps par rapport à une mise en dépêche au bureau d'Ajaccio? S'agissait-il de profiter d'un départ de bateau de Bastia ou de Balagne? Ou bien le parc annexe était-il simplement près de la gare et le vaguemestre y a-t-il vu là une simple commodité?...



Comme quoi, le pli le plus banal peut être source de questionnement... et de frustration!
Merci Dado.


dimanche 11 mai 2014

Deux cartes postales de BERGUENT...

C'est LYAUTEY qui est à l'origine de la ville de BERGUENT, dans le cadre de la pacification de la frontière algéro-marocaine, au début du XXème siècle. Son idée était que des interventions militaires ponctuelles étaient inefficaces et qu'il fallait attirer et fixer les populations. Cela avait marché à Madagascar...




Un bureau de poste devient vite une nécessité et une recette est donc ouverte en 1907:


Celle-ci, bien qu'en territoire marocain, était administrativement algérienne et rattachée à EL-ARICHA (ORAN):


Cette situation remarquable prendra fin en 1911:


Cette vue montre le bureau de poste (à droite?):



Voici une première carte postale postée à BERGUENT en 1908 avec le cachet bien connu BERGUENT / ORAN:



Et une seconde, plus intéressante à mon sens, car déposée dans la boîte mobile du courrier reliant Berguent à El-Aricha:


Au passage, je me demande pourquoi cette carte, en franchise militaire, du même expéditeur et pour le même destinataire, a fait l'objet d'une demande de taxation (taxe non perçue au demeurant).
Peut-être parce qu'elle a justement été déposée dans la boîte mobile plutôt qu'au bureau?...

Concernant le transport de courrier entre les 2 localités, il se faisait sur une très bonne piste, longue de 72 km, avec deux
redirs-citernes pour que les voyageurs puissent boire.
Le service de voitures se faisait trois fois par semaine.
(Source: séance du 7 avril 1908 des Délégations Financières du Gouvernement Général de l'Algérie)



lundi 21 avril 2014

Concordance?

Les concordances entre un cachet et une vue sont toujours appréciables...



:-)

vendredi 11 avril 2014

Pas de FM pour nos braves infirmières de 14-18!

Les infirmières militaires n'ont pas démérité lors de la Grande Guerre, loin s'en faut!

L'inscription sur le monument de Reims, érigé en 1924 en leur mémoire, en témoigne:


Sur terre et sur mer
elles ont partagé
les dangers du soldat.
Elles ont bravé
dans les hôpitaux
bombardés et torpillés
le feu de l'ennemi
la contagion
l'épuisement.
En consolant la douleur
elles ont aidé la victoire.
Honneur à elles.
Elles vivront à jamais
dans le souvenir
de leurs patries
fières et reconnaissantes.


Certaines reçurent la Légion d'honneur, comme ici Charlotte MAITRE:



Et pourtant...

n'ayant pas le statut de militaire mobilisé, ces grandes dames de la Croix-Rouge ne bénéficiaient pas de la franchise postale militaire!
 
Certains s'en sont émus comme le montre cette demande d'un sénateur:



(Merci J-F. !)


C'est triste, certes... Mais un amateur de taxes sait voir le bon côté des choses! Cela a donné naissance à quelques jolies pièces:

Lettre partie de Paris, le 24 juin 1918, adressée à une infirmière militaire et taxée comme non affranchie par le secteur postal 185, le 29 juin, avant d'être réexpédiée vers l'hôpital complémentaire n°75 à Cannes où la taxe est à nouveau matérialisée le 4 juillet.

samedi 5 avril 2014

Lettres enregistrées sur bordereau 512 quater

Je vous ai déjà parlé de celles enregistrées sur bordereau 512 ter:

http://marcorse.blogspot.fr/2013/05/lettres-enregistrees-sur-bordereau-n.html

http://marcorse.blogspot.fr/2014/01/enregistrement-de-plus-de-10-lettres.html


Les lettres enregistrées sur bordereau 512 quater, c'est-à-dire selon la même procédure mais pour des objets à prix réduit ou des plis en franchise, sont très rares.

D'où ma satisfaction en trouvant celle-ci:

Pli en franchise militaire de CASABLANCA, du 2 mars 1917, pour Dar Caïd Ito 
(au verso, cachet TRESOR ET POSTES AUX ARMEES / MEKNES du 4 mars)
 
Enregistrement au bordereau  ( -5 imprimé) et au registre (892 manuscrit).

mardi 1 avril 2014

JEU DU MOIS!

J'ai reçu cette lettre récemment.
Pourquoi ne pas s'en servir pour la traditionnelle question mensuelle...



D'où est partie cette lettre?

samedi 1 février 2014

JEU DU MOIS!

 
 
Ces 2 cartes de 1917 se ressemblent puisque ce sont les mêmes timbres-taxe qui ont été utilisés...
 
 
 
 
Mais la similitude va plus loin!
Quelle particularité ont-elles en commun?

jeudi 17 octobre 2013

Expérimentation?

 
 
Les célèbres carnets de 30 timbres à 10c au type Semeuse camée ont-ils eu un précédent?
On ne sait pas exactement à quelle date ils ont été fabriqués; on parle de 1914... Toujours est-il qu'ils n'ont pas été vendus avant 1919!

Y a-t-il eu expérimentation de ce mode très particulier de fabrication, à partir de feuilles de 144 timbres, quelques mois plus tôt, en Tunisie?
C'est ce qui semble, puisque de tels carnets, contenant des feuillets de 6 timbres sans marge (sauf à gauche) coupés au massicot sur les bords haut, droit et bas, y ont été vendus dès 1913 et ont servi jusqu'à la fin de la Grande guerre (sans parler des utilisations tardives toujours possibles, surtout pour des carnets)!
Sont concernés le 5c "Mosquée de Kairouan" et les 10c et 25c "Laboureurs".

Ces timbres sur documents se reconnaissent au massicotage sur un ou deux côtés, selon la position sur le feuillet:

10c "Laboureurs" massicoté à droite, issu de carnet de 30.
 
Le timbre a été utilisé à Maxula-Radès, en 1918, sur une carte postale pour les Etats-Unis, censurée par la Commission de Contrôle Postal de Tunis.
 
 
Voici à quoi ressemblait la couverture du carnet dont provient ce timbre:
 
 
(Source: Timbres magazine N°71 de septembre 2006)



samedi 21 septembre 2013

AMERICAN COMMISSION TO NEGOTIATE PEACE.

Voici une lettre de Paris pour Anizy, réexpédiée sur Corbeny, en mars 1921, affranchie au moyen d'un 25c bleu au type Semeuse camée, provenant d'un carnet (type IV):


La lettre, adressée aux Services Techniques de la Reconstitution et écrite par un attaché à l'Ambassade des Etats-Unis, est sans doute liée aux travaux du Conseil des Ambassadeurs qui, de 1920 à 1931, faisait face aux questions politiques liées aux dispositions du Traité de Versailles...

L'enveloppe elle-même, de l'AMERICAN COMMISSION TO NEGOTIATE PEACE, est plus ancienne; elle fait partie de celles mises à la disposition des délégations des Etats présents au Congrès de la Paix  en 1919: 70 délégués de 27 pays...

Elle a sans doute été réutilisée dans un souci d'économie.

dimanche 1 septembre 2013

JEU DU MOIS!

Bonjour à tous,

je rentre à peine de vacances et, comme nous sommes le premier du mois, il convient que je vous pose une petite question, histoire de respecter les traditions!

J'en improvise donc une:

Voici un timbre à date singulier de la Grande Guerre:
 

En quoi est-il particulier? Où a-t-il servi?

jeudi 4 juillet 2013

Réponse au jeu du mois.



Le gagnant du mois est Thierry!
Il a donné la bonne réponse ici

S.E. = SECTION ECONOMIQUE

Cette fiche, dite "commerciale", a été établie par la Commission de Contrôle Postal de LONDRES, à l'occasion de la saisie de cette lettre:


La Section économique a succédé à la Section de Contrôle Télégraphique.

La CCP de Londres est une commission française, mise en place pour contrôler plus efficacement le courrier saisi en mer sur les navires neutres.

A lire absolument, pour plus d'infos:
"Le contrôle postal et télégraphique français" ( J. Bourguignat ).

samedi 29 septembre 2012

Courrier d'un interné civil hongrois en France en 1914

Voici un entier au type Semeuse expédié en décembre 1914 par un ressortissant hongrois interné au fort de Lanvéoc, en Bretagne, où il a pu croiser le peintre Otto Seligmann ou bien Hermann Mumm, le roi du champagne...


La carte est adressée au sous-secrétaire d'état au ministère de l'instruction publique et des cultes, à Budapest en Hongrie, par le comité international de la Croix-Rouge à Genève en Suisse.

Hormis la prose (en français) de l'expéditeur, il n'y a aucune marque au dos...

On est en droit (et même en devoir, si on s'intéresse à l'histoire postale) de s'interroger sur le mode de transmission d'un tel courrier.


Voici un extrait de la circulaire du 26 novembre 1914:
En vue d'éviter toutes difficultés, il a été décidé que la correspondance expédiée par des sujets austro-allemands pourra s'effectuer par cartes postales ou lettres ouvertes, écrites soit en français, soit en allemand.
Ces cartes ou lettres ne devront être confiées directement au service postal ; elles seront remises, affranchies par les intéressés, à l'autorité administrative chargée de la gestion du dépôt, pour être soumises au contrôle des préfets. La correspondance de l'espèce sera, par la suite, transmise cachetée à la poste après avoir été répartie en deux séries, comprenant l'une les cartes et les lettres à destination de la France ou de ses colonies, l'autre les cartes et lettres à destination de l'étranger.

Les objets de la première série seront traités et acheminés comme les correspondances ordinaires ; ceux de la deuxième série, après avoir été soumis à la formalité de l'oblitération des figurines postales seront restitués au préfet, qui les acheminera au Ministère des Affaires Etrangères chargé d'en assurer la transmission par la voie diplomatique..."

(Tous mes remerciements à Feunteun pour m'avoir fourni ce texte!)
J'ai souligné ce qui correspond à ma carte.

L'envoi, affranchi (la franchise ne leur sera accordée qu'en avril 1915), est donc contrôlé par le préfet, puis remis à la poste (oblitération de QUIMPER du 19/12/14); étant à destination de l'étranger, il est restitué au préfet, transmis au ministère des Affaires Etrangères, qui appose son contreseing sur la carte et acheminé par valise diplomatique!
Comme Budapest est souligné en rouge, alors même que Genève est barré, je me demande si la carte est bien passée par la Suisse, ou si elle a pu être transmise directement en Hongrie...

Un pistonné!
Le fort de Lanvéoc ne devait pas être bien grand... Le fait d'avoir trouvé, en quelques clics sur le net, 2 personnes célèbres internées en ce lieu m'a mis la "puce à l'oreille"...
J'ai donc cherché un peu plus avant, et j'ai trouvé une conférence donnée en 2009 par J-C. FARCY, intitulée "Les camps d'internement français de la première guerre mondiale", dont voici un extrait:

Il y a aussi des camps de notables (internés de position sociale élevée, artistes et intellectuels) qui servent d'otages (monnaie d'échange et représailles), au fort de Lanvéoc (Finistère) ou à l'hôtel de la Plage à Carnac (Morbihan). Dans ce dernier - 70 à 80 internés pour une capacité de 100 - les internés paient leur séjour (et les dépenses poste de garde) et disposent de tout le confort, mais cela reste une « prison dorée » avec, par exemple, ses punitions : consigne à la chambre, menace de changer de camp.

Voici le verso de la carte:
Le dénommé Balog était un scientifique; mais je n'ai rien trouvé à son sujet: je ne déchiffre pas bien son prénom (Elemér, Thémée...).

Sympa, non?
 
 
 
Dernière minute:
 
Feunteun nous a trouvé ceci à propos du camp de Lanvéoc:
 
"Selon un reportage de la Correspondance politique de l'Europe centrale du 20 avril 1916, sur 97 internés, environ la moitié sont des notables que le Gouvernement français retient comme otages. Le journal cite les noms suivants: Muum propriétaire de la grande marque de champagne de Reims; le comte Luckner, arrière petit-fils du célèbre maréchal de France, peintre à Paris; le docteur Pfeiffer ex vice-consul des Etats-Unis à Mannheim; Kroll, directeur d'hôtel à Paris; Fuhrmann, grand industriel du Nord; les frères Newmann, joailliers à Paris; Wolf, éditeur d'art; Hilscher, grand industriel de Troyes, etc," (A.D. Finistère, 9 R 20)".

et encore ceci qui nous éclaire sur l'expéditeur:

Extrait d'un document publié dans "Avel Gornog" de août 2008 sous le titre "LE CAMP DE NOTABLES DE LANVEOC":

"... Le fait d'être retenus prisonniers suscite en fait l'incompréhension de bien des internés comme Elemer Balog:

"Attiré en France par la haute culture des sciences dans ce pays, j'ai passé des années entières dans les diverses bibliothèques de Paris pour y étudier l'antiquité romaine et grecque et le droit civil comparé. Plusieurs de mes travaux ont été présentés à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres... J'ai collaboré pendant ce temps à différentes revues concernant le droit. J'ai déjà publié onze volumes et je m'occupe à présent de mettre sous presse mes deux grands travaux, l'un de trois volumes sur le droit de guerre chez les romains, l'autre de deux volumes sur le droit civil comparé. Admirateur sincère de la science française, je me suis évertué de tourner vers elle l'attention de mes compatriotes et je crois avoir de véritables mérites de ce côté. Je me prends encore la liberté de vous dire que je suis né dans le sud de la Hongrie, dans une région entièrement habitée par des Slaves et que la considération de mes concitoyens m'a valu de figurer dans le conseil général de mon comitat... Je vous sollicite une faveur. Je désirerais me rendre en Suisse, à Genève en particulier, pour m'y établir pour le temps de la guerre et me faire valoir à l'université sur la base de mes travaux scientifiques..."  (22 octobre 1914)      Source: Archives départementales du Finistère, 9 R 17

J'ai souligné ce qui permet de préciser le texte de la carte postale:
"Je désire regagner la liberté afin que je puisse me livrer de nouveau à la science et mettre sous presse deux mes (sic) grands ouvrages avec lesquels j'ai eu tant de malchance."


mercredi 18 avril 2012

Estampille circulaire avec numéro du bureau (Paris).

Cette estampille parisienne, indiquant le numéro du bureau, était à l'origine directement apposée sur les lettres recommandées, à côté de la griffe R.


A partir de 1900, elle se verra, pour le même usage, sur les étiquettes des OPR:


et, à partir de fin 1909, sur toutes les étiquettes de recommandés...


Selon S. Strowski, c'est vers 1904 ou 1905 que leur diamètre a augmenté en passant de 11 ou 12 mm à environ 15 mm.

Outre cette utilisation normale, on connait ces estampilles oblitérant des timbres-poste en période de jour de l'an:


Elles peuvent aussi se rencontrer en annulation de chiffres-taxe:



Voici une utilisation à mon avis plus originale:

L'estampille a servi à justifier la franchise militaire en attestant que le soldat en permission a bien déposé sa carte au guichet.

Je vous ai déjà présenté de telles cartes ici:



Si vous voyez d'autres utilisations pour cette estampille, n'hésitez pas à me les signaler...

mercredi 11 avril 2012

Quand les cloches de Moudros sonnent pour Pâques en 1915...

Le timbre à date TRESOR ET POSTES * 198* correspond à la base de Moudros, sur l'île de Lemnos. Selon le Colonel Deloste, "ce bureau a vraisemblablement fonctionné au moment du court passage du Corps Expéditionnaire entre le 15 et le 25 mars, et ces dates relevées sur des plis sont certainement fort rares. Mais le service le plus important débuta le 24 avril."

L'auteur exclut implicitement la période allant du 25 mars au 24 avril, car " tout le Corps Expéditionnaire repart pour Alexandrie le 26 mars."

Mais en réalité, ce n'est pas tout le C.E.O. qui repart, comme l'indique le Journal des marches et opérations du C.E.O. pendant la campagne contre la Turquie:













Après le 25 mars, il reste donc à Moudros une base comprenant notamment un payeur particulier et 2 commis du Trésor et Postes, ainsi qu'une avant-garde constituée du 4° Régiment Mixte Colonial...

Le Q.G. du C.E.O. ne reviendra à Moudros que le 18 avril; le retour des diverses unités se faisant essentiellement entre le 18 et le 25 avril, comme le montre le tableau suivant:




Voici une carte postale écrite en 1915, le jour de Pâques, à Moudros, par un militaire du 4° Régiment Mixte Colonial, celui-là même qui constitue l'avant-garde de Moudros:

(Remarque: un régiment colonial mixte est composé d'un bataillon colonial blanc et de deux bataillons de Sénégalais)



En ce 4 avril, l'expéditeur écrit:

"Jour de Pâques, jour de fêtes... ici, toute la nuit, du camp nous avons entendu le carillon des cloches..."

Une correspondance, également du 4 avril 1915, présentée dans la revue "L'Illustration" n° 3764, décrit la baie de Moudros. On peut y lire:

"... sur une colline très visible du mouillage, une très belle église neuve à deux clochetons..."

Voici une carte postale montrant cette église:



Le SP 198 sera utilisé jusqu'en octobre, puis sera remplacé par le SP 506, lorsque l'expédition de Salonique succèdera à celle des Dardanelles...