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vendredi 28 juillet 2017

Interdiction d'annuler les timbres-poste par 2 traits en croix (1941)

Lorsqu'un timbre-poste n'a pas été oblitéré au départ ou que l'oblitération est jugée trop faible, il est fréquent qu'un préposé annule ces timbres par deux traits à la plume, au crayon ou au stylo, avant la distribution.

Diverses instructions vont dans ce sens et sont bien connues.

Déjà une note dans le Bulletin Mensuel n°14 d'octobre 1919 rappelait "l'intérêt qui s'attache à l'observation scrupuleuse des dispositions de l'article 651 de l'Instruction Générale prescrivant d'annuler par deux forts traits de plume tracés en croix toute figurine mal oblitérée..."



Bien sûr, ce n'est pas une pratique qui plaît beaucoup aux philatélistes!

Voici une instruction qui l'interdit, justement suite aux "réclamations des collectionneurs":



CIRCULAIRE N°162 du 24 OCTOBRE 1941


Reste à savoir si cette circulaire départementale corse a existé dans le reste de la France (oui, vraisemblablement), si elle a été très suivie dans les faits et... jusqu'à quand?

Encore en 1946, la note Po.3 du 28 juin rappelle à propos de ces annulations au crayon:
"De telles pratiques sont irrégulières et, de plus, portent préjudice aux usagers lorsqu'il s'agit de timbres-poste pour collection."

Un grand merci à Laurent!

lundi 8 mai 2017

Télégramme d' ALGER pour la CORSE en 1943.

Voici une formule N°701 qui m'a intrigué depuis que je l'ai chinée il y a quelques jours!



Il s'agit d'une formule de fortune réalisée sur papier kraft par l'Imprimerie Générale à Alger.

Par déduction à partir d'un autre télégramme du même expéditeur envoyé deux ans plus tôt, je suis enclin à penser que ce dernier est un jeune Corse de Tunisie qui a dû s'engager dans les Forces Françaises Libres (d'où la localisation "aux Armées").

Deux points importants restaient à élucider:

- Comment une formule normalement remplie au bureau d'arrivée (Bastia) peut porter des griffes AJACCIO + 3?

- Comment expliquer le délai de 9 jours entre la rédaction du télégramme à Alger et l'arrivée à Bastia? 
(La formule N°701 est normalement établie le lendemain, voire le jour-même.)

Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est le Journal Officiel de la Guyane française (qui, au demeurant, n'est pas une île) qui m'a apporté la réponse:


(Avis dans le J.O. du 23 octobre 1943)


Ainsi ce télégramme a été acheminé par avion d'Alger à Ajaccio où les griffes ont été apposées (marques de service ou de censure?). Elles prouvent aussi par leur présence que la formule a forcément été encore transportée par voie postale jusqu'à Bastia.

Peut-on encore parler de télégramme dans ces conditions?



Un grand merci à Jean Goanvic pour son aide.



samedi 31 décembre 2016

Fiches 517 modèle de 1942 (Pénurie de papier)

On connaît bien les "recommandés provisoires" des années 40: les étiquettes de recommandation ont disparu du fait de la pénurie de papier et ont été remplacées par le timbre R (ancien ou nouveau modèle) ou simple inscription manuscrite; parfois, des étiquettes artisanales ont été utilisées...

Ce qui est moins connu, c'est que, dans le même temps (BO n°30 du 31 octobre 1942), les fiches 517 ont aussi été modifiées pour économiser le papier:
Les anciens modèles, de présentation horizontale, mesuraient 225 x 85 mm
(pour l'ensemble fiche 517-1 + récépissé 517-2).
Les nouveaux modèles, de présentation verticale, sont réduits considérablement: 75 x 100 mm

Fiche 517-1 + Récépissé 517-2, modéle de 1942 (OLETTA, CORSE)

Il est rare (et même anormal) de trouver un tel ensemble servi puisque la fiche doit rester au bureau alors que le récépissé doit être remis à l'expéditeur!

dimanche 13 mars 2016

Une pièce pour amateur du chiffre-taxe 15c vert-jaune type Duval ???

Voici un sympathique avis de non-livraison d'un colis postal:



L'avis est envoyé par le chef de gare de CHALON s/ SAONE à l'expéditeur du colis pour l'informer que celui-ci n'a pu être distribué car le nom sur le colis n'était pas le même que celui indiqué sur la feuille postale.


L'expéditeur a dû s'acquitter du montant de la simple taxe de 25c quand il a reçu l'avis, puis il l'a affranchi (encore 25c) pour le renvoyer avec ses instructions au chef de gare: il demande que le colis lui soit retourné.

 
 
 

Quand l'avis est arrivé à Paris, la taxe simple a été matérialisée une première fois (10c + 15c)... mais l'avis n'a pas été distribué:
le chef de gare  a indiqué à tort  rue de la Messagerie .
(Il existe bien une rue des Messageries dans le 16ème arrondissement)

L'adresse est rectifiée à la R.P. :
 quai de la Mégisserie (Paris 1er)
et la taxe à nouveau matérialisée: 20c + 5c.


Pour en revenir à la question du titre:

Une pièce pour amateur du chiffre-taxe 15c
vert-jaune type Duval ???

No comment!

dimanche 18 octobre 2015

Une étiquette de recommandé atypique (R.A.U. de PARIS-118-D).

Voici un devant d'enveloppe N°1488 de valeurs à recouvrer qui a attiré mon attention.

L'escamotage des indications de service sur machine HAVAS n'était pas normale en cas de frappe unique comme ici... Mais il semble que les exemples ne manquent pas.


Mais ce qui m'a le plus étonné, c'est l'étiquette de recommandation:


En effet, c'est la première fois que je vois une recette auxiliaire urbaine disposer d'étiquettes avec son nom imprimé!

Cela est sans doute dû au fait qu'elle traitait le courrier de grosses sociétés. Néanmoins, cet usage ne semble pas avoir duré longtemps.

 
 
1927 et 1930: l'indicatif de la RAU est normalement apposé à la main.
 
 
Apparemment, les étiquettes avec nom imprimé ne se rencontrent qu'en 1928-29.


Si vous connaissez d'autres RAU concernées...

lundi 29 septembre 2014

Carte d'abonnement aux émissions de timbres-poste du Maroc.

Si j'ai bien saisi les données de cette carte, elle a été établie le 6 décembre 1947 pour un réabonnement; il y a eu une majoration de l'abonnement à la catégorie B le 10 mars 1948.
La carte sera annulée le 11 décembre 1948.


Mais le plus intéressant est le maintien de l'abonnement aux timbres de la série courante, servi à partir du 18 août 1948, qui implique la fixation d'un feuillet à l'intérieur de la carte:


Ce feuillet fait référence à une circulaire n°88-SF-Annexe 4, qui doit reprendre la note PO3 du 12/12/1946, parue en France dans le BO de janvier 1947 qui stipule:
"L'abonnement aux timbres-poste spéciaux peut, à titre facultatif, être étendu aux figurines de la série courante."

En France est créé à cette occasion un intercalaire cartonné qui est l'équivalent du présent feuillet:



Un détail me chiffonne:
"Abonnement maintenu aux timbres de la série courante."
Ce n'est pas, me semble-t-il, la même chose que:
"Abonnement étendu aux timbres de la série courante."

mercredi 8 janvier 2014

Enregistrement de plus de 10 lettres sur bordereau 512 ter.

Les bordereaux 512 ter permettaient d'enregistrer jusqu'à 10 plis sous le même numéro dans les registres 510...

Pour réviser la question, vous pouvez relire ce message
http://marcorse.blogspot.fr/2013/05/lettres-enregistrees-sur-bordereau-n.html
dans lequel je vous montrais notamment ce pli:

 


Au moins 3 bordereaux ont donné lieu à un seul enregistrement dans le registre 510, sous le numéro 451! (ce pli étant le 23ème...)

Mais cette pratique n'était pas régulière!
Voici un extrait du Bulletin Mensuel N°12 de 1909 qui explique la bonne procédure:


Ces 2 plis illustrent la bonne prise en compte d'un envoi multiple nécessitant l'utilisation de plusieurs bordereaux:


 
Chaque bordereau donne lieu à un enregistrement distinct.




mardi 7 mai 2013

Lettres enregistrées sur bordereau n° 512 ter

A la fin du XIXème siècle, les usagers ayant des lettres recommandées à expédier se présentaient le plus généralement au guichet, et leur lettre était enregistrée sur un registre (n°510) par le préposé.
Si ces usagers étaient des sociétés ayant fréquemment recours à des recommandations en nombre, l'utilisation d'un carnet n°512 facilitait la tâche: inscription des lettres sur le carnet par l'usager, puis, au guichet, inscription sous un seul numéro sur le registre.

A cette époque, et plus exactement en janvier 1898, un nouveau système va être mis en place pour les usagers occasionnels d'envois multiples. C'est le bordereau n°512ter (nous ne parlons pas ici des OPR):


Il sera particulièrement utile pour les greffiers des tribunaux:




De 1898 à 1909, voici à quoi ressemblaient de telles lettres:

Le greffier du Tribunal Civil de Morlaix a expédié le même jour au moins une quarantaine de convocations (cf. les numéros d'inscription au bordereau 512ter); le guichetier lui  a donné un seul reçu (détaché de son registre 510) portant le numéro 423.
 
 
 
A partir d'octobre 1909, ces lettres auront droit à une étiquette de recommandation spécifique, avec le numéro d'inscription au bordereau imprimé,
 
 
 
celui du registre étant manuscrit...
 
... ou, très rarement, apposé au composteur (sans doute si il y a beaucoup de lettres groupées):
 
 
 
... Il peut bien sûr également être omis, comme sur cette lettre de 1916:
 

 
 
Comme le numéro imprimé n'allait que jusqu'à -10, alors que les envois étaient souvent en plus grand nombre, il n'est pas rare de voir ces numéros modifiés à la main:
 
 
 
 
Les bordereaux n°512ter disparaissent fin 1918, mais on peut encore voir des étiquettes spécifiques après cette date, sans doute utilisées pour économiser le papier?!
 
Utilisation en novembre 1924!!!
 
 
 
 
 
Je n'ai pas parlé des OPR.
Voici une étiquette de bordereau n°512 quater:
 
 
Je recherche sa petite soeur sur lettre!!!




mercredi 1 mai 2013

Réponse au jeu du mois.

Merci Bernard et Bruno pour votre participation.

J'ai voulu poser une question simple mais je m'aperçois, suite à vos commentaires, et en reprenant ma doc, que ce n'est pas évident!
Et encore, je ne parle que du régime intérieur.
Pour la date de début,il y a effectivement une grande différence selon que l'on parle d'un envoi comme celui présenté (Paris à Lille), ou d'un envoi sans précision... La question n'étant pas claire (!) vous avez raison tous les deux. Bien que pour 1892, je ne suis pas sûr qu'AVRIL soit correct; je crois que ça commence le 1er juillet. Pour l'envoi direct du bureau destinataire à l'expéditeur (comme pour mon exemple), pas de doute, c'est à partir du 1er janvier 1899.

Pour la fin, ça m'a l'air plus compliqué!
Bernard, les formules 636 sont toujours affranchies pour aller au bureau destinataire, mais elles reviennent encore à l'expéditeur sous env 819.
 La date est bien 1920; le problème est que les nouvelles formules apparaissent  en septembre mais, toujours selon Mathieu et Sambourg, le nouveau schéma d'acheminement est valable à partir du 1er janvier! Concrètement, je ne vois pas bien comment cela s'est passé de janvier à août!!!
De plus, après la mise en service des nouvelles formules "télégrammes", les env 819 servent encore jusqu'à épuisement des anciennes formules:
http://marcorse.blogspot.fr/2011/11/usage-batard-dune-formule-n514-avis-de.html
(Si je m'étais souvenu de ce post, j'aurais peut-être choisi une autre question pour ce jeu!)

Jeu du mois.



Enveloppe N° 819 pour envoi d'un avis de réception N° 514
 (de PARIS pour LILLE, en 1902)

Durant quelle période est-il possible de trouver de tels envois?


mercredi 9 mai 2012

Détournement d'une demande de mandat!

Je vous ai déjà parlé des formules N° 1411 bis de demande de mandat:

http://marcorse.blogspot.fr/2011/10/demande-de-mandat-n-1411bis.html

et je vous ai, par ailleurs, montré des fiches 517 de fortune (pour les recommandés), du fait de la pénurie de papier pendant et après la guerre de 39-45:

http://marcorse.blogspot.fr/2010/10/penurie-de-papier-doublement-postal.html

Voici une pièce faisant le lien entre ces 2 messages:


Fiche 517 de fortune, établie sur une formule N° 1411 bis.

(on remarquera, sur le timbre à date de BASTIA, le montage à l'envers des pièces indiquant l'heure de levée et, ce qui est plus gênant, de l'année!)

vendredi 18 novembre 2011

Usage bâtard d'une formule N°514 (avis de réception).

En 1920, les formules N°514 changent de présentation pour pouvoir être renvoyée à découvert à l'expéditeur, une fois renseignées par le bureau destinataire de l'objet:

Premier pliage: envoi du bureau d'origine au bureau distributeur.
(comme souvent, l'indication du bureau destinataire n'est pas portée car l'avis circule attaché à l'objet)

Second pliage: envoi du bureau distributeur à l'expéditeur.
(Des rebords gommés permettent de clore l'avis)

Mais les anciennes formules continuent à être utilisées: (jusqu'à épuisement du stock?)

Ancienne formule utilisée en décembre 1922

Ces formules sont toujours retournées à l'expéditeur sous enveloppe n°819, même après 1920, et pour cause: elles ne sont nullement adaptées à un envoi à découvert!


Enveloppe N°819


J'ai récemment trouvé une formule "ancien modèle" utilisée en décembre 1920, ce qui, en soit, n'a rien d'extraordinaire, comme nous l'avons dit précédemment:



Ce qui est intéressant, c'est la façon dont l'avis a été retourné:





Le receveur de Saint-Rambert-l'Ile-Barbe a choisi de retourner l'avis à découvert, comme s'il s'agissait d'une formule "télégramme"; il a dû, pour ce faire, utiliser les "moyens du bord", à savoir des bords de feuille de planche d'étiquettes recommandées de registre 512. (Merci à Luc Guillard pour l'information)

mercredi 9 novembre 2011

Récépissé d'un mandat d'abonnement à un journal.

En 1879, la Poste met en place un "nouveau" service permettant aux particuliers de s'abonner à un journal, une revue ou un recueil publié en France, par l'intermédiaire de leur bureau de poste...



Décret du 5 mai 1879



Un droit de 3/100 est perçu pour l'abonnement aux journaux, et un registre spécial est affecté à la délivrance des mandats correspondants.

Extrait de l'instruction n°57 de 1879


Voici un récépissé de mandat pour un abonnement de journal, servi à Toul en décembre 1886:







J'ai mis entre guillemets le mot nouveau car, comme l'explique Michèle Chauvet (DP n°172), "déjà en 1750, les directeurs recevaient les abonnements des particuliers aux journaux de leur choix."

mardi 11 octobre 2011

DEMANDE DE MANDAT N° 1411bis

Pour envoyer un mandat, il fallait renseigner une fiche:

Les formules N° 1411bis servaient donc pour l'envoi d'un mandat unique, autre que télégraphique...

Voici deux exemples de ces formules:

Formule N° 1411bis, neuve, avec publicité "IDEAL-BOULE, TEINTURE IDEALE"


Formule N° 1411, neuve, des GRANDS MAGASINS DU LOUVRE
("L'emploi de cette formule a été autorisé par l'Administration")